RESSOURCES GENEALOGIQUES PAYS DE BANNALEC

 

 

Dictionnaire d’OGEE – article SCAER

 

 

 

 

 

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Description de SCAER tirée du « Dictionnaire historique et géographique de la province de  Bretagne » éditée en 1778 et remaniée par de nouveaux rédacteurs en 1846

 

Description de 1778 

 

Sur un coteau, sur la route de Ros­porden au Faouët, et sur celle de Carhaix à Rosporden; à 8 lieux à l'Est de Quimper, son évê­ché; à 32 ieux. de Rennes, et à 5 lieux de Con­carneau, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse compte 3800 communiants; la cure est présentée par un chanoine de l'église cathé­drale de Quimper.

 

Le territoire renferme la fo­rêt de Coaloch (Goatloc'h futaie de 312 hectares à l’Etat) ,qui contient environ six cents arpents de terrain planté en taillis et futaie; elle appar­tient au roi. Au milieu sont les ruines du châ­teau de Coaloch, avec les débris d'un ancien mur de clôture qui environnait cette forêt au sud et à l'est; l'un des bras de la rivière d'A­ven la cernait de l'autre côté. Il y a apparence qu'elle servait de parc au château, puisqu'elle était entourée de murs , et que les ducs y fai­saient quelquefois leur séjour.

 

Cette paroisse est très étendue. Le sol produit des grains, du cidre et du foin, et pourrait être plus exactement cultivé.

 

Dans les environs du village du Coudri [Coatdryj, dans quelques pièces de terre, on trouve des pierres métalliques qui représentent des croix en sautoir, des croix de Saint-André, qui sont belles et curieuses.

 

Kervegat et Tre­valot forment une haute-justice; elles appar­tiennent à M. de Coupigny: les Sales, Kersac, le Rosoche, Kergoat et la chapelle de Saint­Guénolé, sont des maisons nobles.

 

 

Description de 1846

 

Commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom; aujourd'hui cure de deuxième classe; chef-lieu de per­ception. Limit. : N. Roudonalec, Leuhan; E. Guiscriff; 5. Bannalec; O. Tourc'h,  Kernevel.  

 

Princip. villages : Ty­moter, keroual, kerscoff, le Merdy, Coadry, kergoalles, kergroac'h, kergoff, Saint-Guénolé, Saint-Adrien, kergaouen, Boudivin, kerlavarec, Cleumerrien.-

 

Superf. Totale 11 759 h., dont les princip. div. sont : terres labourables 3705; prés et pâturages 773; vergers 6; bois 322; canaux et étangs 2; landes et in­cultes 6178; superficie des propriétés bâties 38; cont. non imp. 735. Constructions  diverses 695; moulins 19 (de Saint-Pol, du Pont, Cas­cadec, du Vest, Kerry, Rosos, Kervégan, des Salles, Coat­forn, Kergoalles, à eau).  

 

 

Scaër est un bourg important situé sur la route du Faouët à Rosporden, et au centre d'une commune assez mal cultivée, parce que les habitants aiment mieux se livrer à une foule de com­merces de détail que de labourer leurs terres. Depuis quelque années cependant, beaucoup de défrichements ont en lieu, et les landes ne sont plus guère que dans la proportion de 50 %.

 

 La forêt de Coatloc'h, dont parle OGEE, était, dit-on, un rendez-vous de chasse de la duchesse Anne. Ce qu'il y a de certain, c'est que cette Petite forêt, qui a environ 280 hectares de superficie, était entourée en partie par un mur dont on voit encore les ruines. Une autre forêt de même étendue, celle de Cas­cadec, a été rasée en 1820 et mise en taillis.  

 

Scaër est mal bâtie et pourrait l'être très bien, étant à proximité du granit, qui se montre abondamment au sud de ce bourg.

 

Il faut admirer, à environ 250 m. de Scaër, la fontaine dite de Sainte-Candide. Cette fontaine se divise en deux branches, dont l'une va se perdre dans l’Isole, après avoir arrosé de belles prairies: l'autre, suivant un aqueduc de 1 m.20 . de large sur 1 m. 60 c. de profondeur, vient alimenter tout le bourg, et, après avoir rendu le même service, se perd aussi dans l'Isole. La fontaine Sainte-Candide, dit Cambry (cf ressources bibligraphiques), a 60 pieds de longueur sur 16 de large et 7 de profondeur. On l'écoule fa­cilement; alors une cinquantaine de sources sortent en bouillonnant du fond schisteux... et remplissent, en vingt-quatre heures, ce bassin et ses canaux. Rien de limpide comme cette eau délicieuse; mais les terres qui s'éboulent et les feuilles qui s'y corrompent en souillent la pureté. (fait qui n'a pas encore été modifié).... Sainte Candide en fit jaillir les sources. Elle guérit la fièvre, le mal aux yeux, dénoue les enfants; une maladie de langueur, nommée Barat, résultat d'un sort jeté, qui con­duit infailliblement à la mort, ne peut être détruite que par elle. Il n est pas d’enfant qu'on ne trempe dans la fontaine de Sainte Candide, quelques jours après sa naissance  il vivra s il étend les pieds; il meurt dans peu s’il les retire.

 

L'église de Scaër est ancienne. Au mi­lieu de sculptures pieuses, on en voit d'autres qui rappellent tous les dérèglements de l'art, aux xiii  et xiv  siècles. (sic)

 

Scaër a conservé une foule de ces vieux usages qui font de la Basse-Bretagne un pays si éminemment original. Cambry en cite quelques-uns qui, pour la plupart, sont encore en vigueur dans ce pays de traditions. 'Dans ce pays, dit-il, la première nuit des noces est à Dieu; la seconde à la vierge; la troisième au patron du mari; la quatrième seulement est à celui-ci.' S'agit-il de deman­der en mariage, et, bien que l'ancienne forme toute poé­tique par demandes et réponses ou par disputes entre « la science et l'expérience » soit presque abandonnée, les paysans entourent encore cette formalité de longues con­versations, curieux débris de la poésie  des anciens Bardes.

 

On trouve, entre Coatdry et Restambern, et aussi entre Kerfréan et Kerveguen, une assez grande quantité de staurotides, ou pierres en croix, que les pauvres offrent aux voyageurs, pour en obtenir quelques monnaies. Ces staurotides, qui ne sont que des silicates alumineux doubles, se trouvent en Bretagne sur plusieurs points, entre autres dans le Morbihan.

 

Il y a foire à Scaër les 15 janvier, 12 mars, 10 avril, 3 mai, 1  juillet, 21 août, 1er octobre et 23 novembre; le lendemain, quand un de ces jours est férié.

 

Géologie : granite au sud du bourg; micaschiste au nord, à l'est et à l'ouest. Au nord, il al­terne avec les schistes modifiés.

 

On parle le breton. (n.d.r. le dictionnaire couvre à la fois des communes en pays gallo et breton)

 

 

 

 

 

 

 

 

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